Trouver des clients

Trouver des clients quand on est photographe professionnel.

Le particulier fait une commande dans sa vie. L'entreprise en fait quatre par an, pendant dix ans.

En bref

Un photographe professionnel gagne en stabilité en visant les entreprises plutôt que les particuliers : portraits d'équipe, reportages d'événements internes, photographies de produits et de locaux reviennent plusieurs fois par an chez le même client. Les prescripteurs sont les agences de communication, les imprimeurs et les organisateurs d'événements.

Le marché de la photographie professionnelle

1 479

entreprises employeuses en activité

Source : Fichiers stock Sirene (INSEE) diffusés sur data.gouv.fr, entreprises en activité. Extraction du .

Le nombre de structures employeuses est faible au regard du nombre de photographes en activité, la profession s'exerçant très majoritairement seul. Le chiffre décrit donc les studios constitués, pas la population totale du métier.

Cette structure explique la réalité commerciale : votre concurrence est nombreuse mais dispersée et rarement organisée commercialement. Un photographe qui prospecte méthodiquement les entreprises de son secteur se retrouve vite sans équivalent local.

Répartition par taille

  • 1 à 9 salariés1 396 (94 %)
  • 10 à 49 salariés72 (5 %)
  • 50 à 199 salariés9 (1 %)
  • 200 à 499 salariés2 (0 %)

Ancienneté des entreprises

  • Moins de 3 ans0 (0 %)
  • 3 à 10 ans548 (37 %)
  • Plus de 10 ans931 (63 %)

Les 10 départements les plus denses

DépartementEntreprisesPart
Paris22115 %
Nord524 %
Hauts-de-Seine493 %
Bouches-du-Rhône473 %
Rhône473 %
Seine-Saint-Denis473 %
Gironde403 %
Loire-Atlantique352 %
Isère342 %
Bas-Rhin292 %

Ces dix départements concentrent 41 % du total national.

Périmètre : Entreprises employeuses (1 salarié et plus) en activité, hors structures sans salarié et sans effectif renseigné. Département = siège de l'entreprise.. Codes d'activité agrégés : 74.20Z (Activités photographiques).

Où sont vos prospects

Les entreprises qui communiquent régulièrement ont des besoins photographiques récurrents : arrivée de nouveaux collaborateurs, refonte de site, salon professionnel, rapport annuel, catalogue produits. Ces besoins reviennent à dates prévisibles.

Les prescripteurs sont l'autre porte d'entrée : agences de communication et agences web, qui ont besoin d'images pour les projets qu'elles livrent, et organisateurs d'événements, qui cherchent un photographe fiable sur chaque édition.

  • Les agences de communication

    Elles commandent pour leurs clients, plusieurs fois par an, et paient sans négocier chaque prestation.

  • Les entreprises qui recrutent

    Chaque arrivée crée un besoin de portrait. Les offres d'emploi publiées sont un signal fiable.

  • Vos clients d'il y a deux ans

    Les équipes ont changé, le site est daté, les produits ont évolué. Personne ne rappelle.

Comment les aborder

Montrer son portfolio met la discussion sur le terrain du goût, où tout se vaut. Parler du problème du client (des portraits d'équipe hétérogènes, un site avec des images de banque, un catalogue vieilli) met la discussion sur un terrain où vous êtes le seul à pouvoir répondre.

L'offre qui ouvre le plus de portes en entreprise est la session courte et récurrente : une demi-journée deux fois par an pour photographier les arrivées, à date fixe. C'est facile à budgéter, facile à dire oui, et cela crée la récurrence.

Le vrai sujet : les besoins qui reviennent

Un client entreprise satisfait ne vous rappellera pas forcément : il y pensera au moment du besoin, et à ce moment-là c'est celui qui a envoyé un message la semaine précédente qui sera contacté.

Un rappel deux fois par an, au moment où le besoin se présente habituellement, suffit à conserver un client pendant des années. C'est peu de travail, et c'est exactement ce qui n'est jamais fait.

Questions fréquentes

Faut-il se spécialiser ?

La spécialité rend recommandable : on recommande « le photographe qui fait les portraits d'entreprise », rarement « un bon photographe ». Elle réduit aussi la comparaison au prix.

Comment fixer ses tarifs face aux banques d'images ?

En ne vendant pas la même chose. Une image générique se compare à une banque d'images ; une photographie de vos locaux, de vos équipes et de vos produits n'a aucun équivalent achetable.

Les plateformes de mise en relation valent-elles le coup ?

Elles apportent des premières missions mais imposent une comparaison tarifaire directe. Utiles pour démarrer, difficiles à tenir comme canal principal une fois les charges d'un studio à couvrir.

Se souvenir des dates de ses clients

Lea CRM garde chaque client avec l'historique de ses commandes et un rappel daté sur les besoins qui reviennent. Un catalogue photographié en septembre dernier déclenche un appel en juillet, avant que le client n'y pense.